Burkina Faso Unité - Progrès - Justice

Alliance pour la République et la Démocratie  >>   Groupes parlementaires  >>   Activités

Premières journées parlementaires 2015 du groupe Alliance pour la République

Les députés membres du groupe parlementaire Alliance pour la république et la Démocratie (ARD) se sont retrouvés à Koudougou les 21 et 22 août 2015 pour leurs premières journées parlementaires de la législature de la transition. Placées sous le thème : « Transition démocratique au Burkina Faso : mythe et réalités » ses journées ont permis à ses députés et à leurs militants de jeter un regard sur la transition en cours au Burkina Faso.

Outre les cérémonies d’ouverture et de clôture ou l’occasion a été donnée au premier responsable du groupe parlementaire Aboubacar BOUDA de s’adresser aux militants des partis dont les membres composent ledit groupe au Conseil national de la Transition, et de réaffirmer la position du groupe sur des questions d’intérêts de l’heure, l’essentiel de ses journées a consisté en une conférence animé par Mélégué TRAORE, ancien président de l’Assemblée nationale.

Le président TRAORE dont le sujet de la communication a porté sur « Interrogations sur les actes de la transition » a bâti son exposé autours de deux points qui sont :
1. l’histoire des transitions politiques de la Haute – Volta au Burkina Faso ;
2. une analyse du contenu de l’actuelle transition.
Dans un regard rétrospectif, le conférencier a relevé que notre pays a connu trois transitions politiques et celle en cours est la troisième :
1. la première a duré 4 ans de 1966 à 1970. Elle a fait suite au soulèvement populaire du 03 janvier 1966 ;
2. la deuxième a été le Conseil Consultatif pour le Renouveau national ;
3. et enfin l’actuel Conseil national des la Transition.

Sans être propre à notre pays, le conseil national de transition est spécifique dans le cas des transitions politiques qui ont marqué l’histoire du Faso.
Analysant la transition, Mélégué TRAORE a fait remarquer que le conseil national de transition s’est fixé comme base juridique : la constitution et la charte. Ce qui est une nouveauté par rapport aux autres transitions. Autre nouveauté, c’est qu’en cas de conflit entre la constitution et la charte, c’est la charte qui l’emporte.

Laquelle charte fixe les institutions et les organes devant régir la vie de la nation : le mode et les conditions de désignation du président du Faso, le nombre des membres du gouvernement et les conditions pour y être, la composition et le mode de désignation des députés devant siéger au parlement etc.

Le communicateur a également relevé les mutations institutionnelles survenues à la suite de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et de la période transitoire qui s’en est suivie. Il a relevé entre autre :
-  l’affaiblissement des partis politiques de l’ex majorité ;
-  le renforcement des partis politiques de l’ex opposition ;
-  l’émergence d’un nouvel acteur politique : la société civile ;
-  les individus deviennent des acteurs directs avec les candidatures indépendantes ;
-  l’émergence des catégories sociales spécifiques : le genre (la femme) et la jeunesse etc.
A la suite de ses journées, le groupe parlementaire Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) a également formé ses membres sur le contrôle à priori.