Burkina Faso Unité - Progrès - Justice

Président  >>   Discours

Le président du CNT, parrain des travaux de relecture de la Charte des journalistes

L’Observatoire burkinabé des médias (OBM) tient, du lundi 14 au mardi 15 septembre 2015 à Koudougou, un atelier pour la validation d’un projet de Charte des journalistes du Burkina Faso. Le discours du parrain de l’activité, Cheriff Moumina SY, à l’ouverture des travaux.

Chères Consœurs, chers confrères, chers invités,
C’est avec beaucoup de plaisir et de reconnaissance que je m’associe à vous, en ce jour, pour la cérémonie de lancement de l’atelier de relecture de la Charte de l’Association des Journalistes du Burkina (AJB).

Je suis particulièrement honoré de l’invitation qui m’a été faite de dire un petit mot en guise de lancement de vos travaux ici à Koudougou.
Cette activité se tenant à quelques semaines seulement du terme du processus de transition politique dans lequel notre pays s’est engagé à l’issue de l’insurrection populaire que nous tous réalisé et vécu en fin octobre dernier, il me plaît de saluer le rôle capital des professionnels des médias dans l’avènement de cette ère nouvelle qui nous met tous en mouvement vers un mieux-être pour notre peuple.
Je vous suis d’autant plus reconnaissant de m’avoir invité que la relecture de notre Charte se passe au lendemain de l’adoption de nouvelles lois sur la presse qui font couler beaucoup d’encre et de salive. Ce n’est pas le lieu de revenir sur une quelconque polémique.
J’aimerais simplement saluer l’initiative de l’Observatoire Burkinabè des Médias (OBM) qui, à mon humble avis, vient compléter et accomplir l’intention l’arsenal juridique d’encadrement et d’accompagnement de notre noble métier qu’est le journalisme.

Chères Consœurs, chers confrères, chers invités
Sans lois, sans Charte et autres formes d’exigences qui nous imposent une certaine responsabilité morale et sociale, il ne peut y avoir d’exercice professionnel de notre métier. Je reste convaincu, comme vous tous d’ailleurs qu’« on ne met pas un journaliste en prison, on le forme ». J’ajouterai à ce principe sacré qu’on ne forme pas seulement le journaliste, on lui le met aussi suffisamment de garde-fous pour qu’il ne tombe pas dans le piège du non-respect des règles éthiques et déontologiques qui guident son métier.
Cela fait déjà 25 ans que la Charte que vous soumettez aujourd’hui à la relecture a été adoptée. Il était temps de se livrer à un tel exercice non par effet de mode, mais pour prendre en compte des mutations de notre société. Mais j’ose croire que votre démarche reste gravée sur la même conviction que celle qui a prévalu à l’adoption de cette Charte en avril 1990 à Bobo Dioulasso, à savoir que « le respect de la liberté de presse et le droit à l’information et à la communication constituent le fondement du plein exercice et de l’épanouissement de la profession de journaliste ».

Chères Consœurs, chers confrères, chers invités
Je m’en voudrais de terminer mon propos sans partager avec vous, un petit bout du célèbre poème du journaliste, romancier et poète britannique Joseph Rudyard Kipling. Après avoir récité ces paroles durant toute mon enfance sur insistance de feu mon père, je les écoute encore résonner si juste en moi, que je ne peux m’empêcher de vous inviter à laisser vibre votre âme et votre cœur et réveiller l’homme de bien qui sommeille en chacune et en chacun de nous.

« Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils ».

Je vous remercie pour votre attention.