Burkina Faso Unité - Progrès - Justice

Commission des Affaires Etrangères, de la Sécurité et de la Défense (CAESED)  >>   Commissions générales  >>   Activités

La CAESED s’informe sur la sécurisation du processus électoral au Burkina Faso

La Commission des Affaires Etrangères, de la Sécurité et de la Défense (CAESED) a effectué le mercredi 11 novembre 2015 une mission d’information pour toucher du doigt la stratégie mise en place pour sécuriser le processus électoral dans notre pays. Une séance de travail a réuni à cet effet députés du CNT et membres de la Commission Sécurité des élections.

Après le mot de bienvenu du Chef d’Etat major général de la gendarmerie, le colonel T. Marcel COULIBALY et l’allocution du président de la commission des Affaires Etrangères de la Sécurité et de la Défense (CAESED) l’honorable Boureima OUEDRAOGO chef de la délégation du CNT, la séance de travail a été articulée en deux points ainsi qu’il suit :
1. Une présentation sur power point déclinant les grands axes de cette stratégie faite par le colonel Serge OUEDRAOGO chef d’Etat major adjoint de la Gendarmerie ;
2. suivie de questions – réponses.

La commission qui intègre l’ensemble des forces de défense et de sécurité du pays (gendarmerie, police nationale et municipale, armée, douanes, gardes de sécurité pénitentiaire, garde des eaux et forêts) est structurée en six (6) sous commissions. La commission est présidée par le chef d’état major général de la gendarmerie avec comme adjoint le directeur général de la police.

Face à plusieurs menaces notamment : celle jihadiste au regard du contexte régional, le contexte post coup d’état et le grand banditisme, que connaissent notre pays, la commission a beaucoup de défis à relever.
La commission sécurité des élections a élaboré un plan de sécurisation du processus électoral articulé en trois (3) phases :

1. Phase 1 : la sécurisation de la campagne électorale ;
2. Phase 2 : la sécurisation des élections ;
3. Phase 3 : la sécurisation de l’attente et de la proclamation des résultats.

Pour la campagne, en plus de ce qui se fait habituellement, la commission a obtenu du gouvernement la possibilité de mettre trois éléments à la disposition de chaque candidat pour sa sécurité rapprochée. Ce qui est opérationnel pour les candidats qui acceptent le principe. Un des candidats a estimé qu’il n’en avait pas besoin. Et la commission a pris acte de sa décision.

En phase 2, la sécurisation des dix sept milles (17 000) bureaux de vote, devrait mobiliser près de vingt cinq milles (25 000) hommes. Des éléments qui seront déployés au niveau des bureaux de vote, mais également déployés dans des piquets d’interventions et des équipes mobiles au niveau des postes de commandement opérationnels basés dans les différentes communes.

Quant à la phase 3, elle intègre le maintient de l’ordre lié à l’acceptation ou non par certains groupes des résultats.
Ce déploiement ne doit pas faire perdre de vue :
-  la surveillance des frontières ;
-  la sécurité des observateurs ;
-  et les autres missions ordinaires des forces de défense et de sécurité.
Cependant la commission est confrontée à des contraintes qui peuvent entamer l’atteinte de ses objectifs, ce sont entre autre :
-  le besoin en effectifs très élevé ;
-  d’où l’obligation d’employer des militaires, ce qui est contraire aux normes internationales ;
-  le manque de moyens logistiques ;
-  l’allocation budgétaire conséquente et à temps.
La commission sécurité des élections est à pied d’œuvre et des assurances ont été données par le gouvernement pour lui permettre de remplir convenablement sa mission.